À propos

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Portrait Odile Barlier Par Julien Ehrhardt
Portrait Odile Barlier Par Julien Ehrhardt

Je m’appelle Odile Barlier et je suis née le 06 aout 1965
A l’école musicale, en primaire et au collège, j’ai étudié le violoncelle et la danse classique au conservatoire de Metz. Après trois années aux Beaux-Arts de Metz, où j’ai acquis des techniques de dessin, photo, sculpture…
Je suis partie vivre au Pays Basque. C’est là que j’ai commencé l’apprentissage de la musique afro – cubaine avec Chistophe Roquefere, puis retour dans l’est avec Jacques Tellitocci, Olivier Congar, Guy Brogle.

J’ai beaucoup aimé jouer dans les groupes de Salsa et de Son : Batingas, Tierrabrava, Son Del Sol, mais ma curiosité artistique, mes trois maternités, m’attiraient ailleurs. J’aimais la musique « sauvage ». Celle qui se fait spontanément avec un souffle dans les arbres, la résonance d’un objet, l’écoulement de l’eau, la vie du village, l’activité urbaine …
La poétique musicalité de la vie quotidienne.
J’ai créé mon propre espace de jeux :  » La Cabane à Ouïr  » qui est devenu mon instrument de musique dans lequel j’aime inviter le public ou d’autres artistes.
« La Cabane à Ouïr  » est née en 2001 suite à une commande de Scène et Territoire en Lorraine : Investir une ancienne bergerie avec deux autres percussionnistes Jacques Tellitocci et Jérôme Hulin, pour créer un espace sonore, dans lequel produire un concert de musique improvisée, et proposer au public de découvrir par lui-même, les capacités sonores d’objets hétéroclites.
J’ai observé qu’il n’était pas toujours facile de se mettre en état d’écoute, j’ai donc développé un contenu pédagogique autour de l’écoute : de l’environnement, mais aussi de soi, des autres, savoir prendre ou ne pas couper la parole…, qui s’adresse et s’adapte à tout type de public.
Ma « cabane » est un assemblage de tiges de noisetier, maintenues par des lanières de chambre à air, me permettant de suspendre ou de poser des objets glanés au grès de mes aventures : pierres qui chantent, bois « chuchoteurs », tambour d’eau, pot en terre cuite, fers à béton, des éclats de porcelaine ou des flûtes à eau…
Petit à petit, au fil de mes rencontres et expériences artistiques, j’ai développé la pratique de la voix, et intégré le chant dans mes compositions.
Dans mon dispositif, j’écoute ce que les matières me donnent à entendre, et converse avec elles sur des morceaux de musique écrits ou improvisés, sur des chansons ou des textes illustrés.

La part d’improvisation est importante, parce qu’elle ouvre un espace de confiance partagée avec le public dans lequel l’extérieur », ce qui vient de la matière, de l’environnement, du public lui-même… dirige le jeu. Je peux être alors, totalement à l’écoute et devenir moi-même instrument.

La part écrite des textes, des chants, et de la musique me permet de creuser autour du sujet, de cibler les sensations, de jouer du plaisir de la langue, de raconter une histoire.

Grâce à cet « instrument » joué en acoustique, est né un premier duo : Oïso avec Lise Garnier (chanteuse tromboniste), puis d’autres, pluridisciplinaires avec Diane Vaicle (cordiste) Christophe Beranger (danseur), ou avec des invités : Camille Perrin (contrebassiste clown), Meriem Rezik (batteuse)…
Et puis, j’ai rencontré Zongo Geraldine et sa tradition ancestrale de percussion subaquatique AKUTUK !
Et toujours, le dessin m’accompagne…

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